mardi 4 mai 2010

Haut et bas

D'un côté :

Polemploi : injoignables, intouchables, au-dessus des lois et au-dessous de tout, ne savent rien ou possèdent des informations fausses. Perdent tout ("20 % des dossiers se perdent" me dit un employé), mais persistent dans leur idée qu'envoyer un dossier par la poste est mieux que de le donner "de la main à la main", parce que les mains elles aussi se perdent... Ne respectent pas les décisions de justice du tribunal des affaires sociales (18e chambre au Palais de justice de Paris), se font tirer l'oreille, obéissent finalement mais renâclent, traînent des pieds, bâclent, rancuniers. Etc.

Les impôts : vous imposent sur un retard de salaire de 5 ans touché en une seule fois, suite à une décision de justice qui a mis 2 ans à être respectée. Ne comprennent rien, suspectent, refusent, s'ennuient avec vous. Etc.

La sécu : se trompe tout le temps. Référés, plaintes, réclamations, pleurs, lois qui changent tout le temps, argent perdu, récupéré, dévalué, duplicatas. Etc.

La mutuelle : ne veut que des originaux, refusent les photocopies certifiées conformes. A la mairie du 13e arrondissement, on vous explique que toute photocopie doit être considérée comme valable, c'et la loi (on vous la montre, on vous la fait lire). Mais la mutuelle ne veut pas respecter la loi. Que faire ? Etc.







De l'autre côté :


Les arts
Les sentiments
La pensée
Les éléments
Les plaisirs
Les euphories
Les ivresses
Les dérèglements des sens
Etc.


Et pourtant, l'imaginaire des institutions, parfois, leur folie démente, leurs couloirs sans fins, leurs circonvolutions libidinales et juridiques, leurs caprices involontaires, leurs blocages sidérants, leur culpabilisation essentielle... Etc. Sont parfois tout aussi passionnants et exaltants que les rouages alambiqués des joies de la vie.


Pourvu qu'on se convainque que tout cela est voulu et fait partie des jeux de société qu'on nous tend pour nous distraire.


Ah.

2 commentaires:

eva truffaut a dit…

splendeur et misère de la condition humaine
l'irréalité du social comme ultime fiction poétique

eva truffaut a dit…

tout ce blabla dans mon commentaire pour te dire que j'adore ce billet