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lundi 6 décembre 2010

mercredi 28 avril 2010

Gossip

Vous me connaissez (ou ne me connaissez pas) : je n'aime pas dire du mal des gens. Toutefois...

Toujours est-il qu'un jour, pendant une projo de presse, je me suis retrouvé assis à côté d'un drôle de zozo.

Arrivé en retard, le type a commencé à rire dès la première réplique qu'il a entendue (c'était un nanar français, un bidultruc avec Kad Merad ou quelque chose dans ce genre-là). 

En réalité, très vite, j'ai compris que mon voisin avait déjà vu le film, puisqu'il connaissait déjà une bonne partie des gags et des dialogues et les annonçait à son voisin de gauche afin sans doute de la faire participer à son hilarité. Et tout le film s'est déroulé dans cette ambiance de franche potacherie. C'était d'autant plus insupportable que le film était nul, évidemment.

Bon, je coupe court, je vous donne la solution (je n'en peux plus, là). Le type en question était Michel Drucker.

Je ne sais pas quoi ajouter, je n'aurais jamais dû raconter cette histoire, elle me déprime. Pardonnez-moi.

Bonsoir (je fuis).



dimanche 14 février 2010

Le "Plaisir" ?

La question revient toujours : "Avez-vous pris du plaisir à tourner ce film ?" (encore l'autre jour, à la radio, dans l'émission de Stéphane Bern sur France Inter, dont il semble que chaque chroniqueur ait été choisi pour sa bêtise crasse ou son inculture profonde).
Comme si le plaisir était la clef de tout, la garantie de la réussite artistique. 
Les "making of" ne tendent qu'à ça : montrer le plaisir de travailler ensemble, de faire un film.
Les bêtisiers ? La joie de se tromper dans son texte.


Mon expérience d'un tournage de film est assez limitée (j'ai quelque peu assisté et stiagiairisé il y a fort longtemps), mais quand même. J'en sais assez pour pouvoir affirmer que c'est long, ennuyeux, pénible, parfois humiliant, et très peu amusant. On crève de froid, on boit trop de café, on fume n'importe quoi, on ne dort pas assez. Un acteur qui se trompe dix fois dans son texte ne fait rire que lui (le perchman, vous croyez qu'il trouve ça drôle, vraiment ?). 

A chaque fois que je me suis retrouvé sur un tournage, j'ai eu l'impression de me retrouver dans mon régiment de hussards en manoeuvre, et ça ne me fait pas rire (je cauchemarde encore que je suis rappelé sous les drapeaux).

Que certains y trouvent du plaisir, je veux bien le comprendre, mais je ne vois guère ce que le plaisir vient faire dans ce travail lent et harassant. On peut éventuellement tenter de rendre un tournage plaisant, mais il ne l'est pas naturellement.

Exige-t-on de son boucher qu'il ait trouvé du plaisir à couper ses tournedos ?

vendredi 12 février 2010

Affolement (2)

Non, Monsieur. C'est du devoir du journaliste de filtrer, de savoir choisir ce qu'il convient de répéter ou pas. Ne vous dédouanez pas de votre responsabilité, des devoirs qui incombent à votre profession (que nous importe ce que vous en pensez, si vous la désiriez même, c'est votre affaire - vous avez une carte de presse, non ?). C'est à vous d'aider les gens que vous interviewez à s'exprimer du mieux possible. Arrêtez donc de vous plaindre, et travaillez ! Vous avez lu votre papier sur Le Temps des grâces, le documentaire de Dominique Marchais ? Je n'ai rien compris, et la personne qui a écrit le chapeau non plus puisqu'il décrit fort mal le film dont il est question. Occupez-vous donc de vos affaires, de ce qui dépend de vous (relisez Epictète, merde !). Tenez-le vous pour dit.

mardi 9 février 2010

Métalangage, qu'i' disent.

Des mots pour décrire les images (éventuelles) et les sons (éventuels), certes, mais aussi pour dire ce que ces images et ces sons disent qui n'est pas dit tout en étant là.
On notera surtout que se tient, derrière la phrase précédente, d'une risible banalité, l'idée qu'un film peut éventuellement être dépourvu d'image et de son tout en étant un film, du moment qu'il y a une bande qui défile dans un projecteur.
Comprenne qui peut.

samedi 6 février 2010

Normal

Je connais des critiques de cinéma qui parlent mieux des films quand ils ne les ont pas vus.