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dimanche 21 février 2010

Jean-Luc Godard (1)

Je revois, édités par Montparnasse, Morceaux de conversations avec Jean-Luc Godard filmés par Alain Fleischer, accompagnés d'une série de visio-conférences, Ensemble et séparés - Sept rendez-vous avec Jean-Luc Godard, des discussions  entre Rolle et Le Fresnoy, où viennent parler tous les "amis" de Godard : Douchet, Païni, Labarthe, les Straub, Païni, Narboni, Brenez, Cornesa, Kantcheff, Frodon... (Païni, j'exagère, ne passe qu'une seule fois, mais ça m'a paru deux fois plus long que les autres, je ne sais pas pourquoi, sans aucune méchanceté - ah si, parce que Godard ne parle quasiment pas, sauf à la fin).

C'est long, objectivement : 125 minutes + 456 minutes = 581 minutes, soit plus de 9 heures de projection, si je ne m'abuse.

J'ai pas tout regardé, j'ai sauté. Il me reste encore les Straub (j'ai gardé les cerises pour le gâteau).

J'y reviendrai (ce qui signifie sans doute que je n'y reviendrai pas).

Mais je me rends compte que j'ai beaucoup perdu : autrefois, je comprenais le Godard dans le texte.

Il a tant représenté pour moi : à la parution du Godard par Godard, en 1985, je crois, je n'ai quasiment lu que ça pendant deux ans (pauvre de moi). J'étais très dépressif à l'époque, à tel point que je ne m'en rendais pas compte. Disons que je n'arrivais absolument pas à faire se rejoindre ma réalité et mes rêves. Je ne vivais pas, je n'arrivais pas à faire quoi que ce soit en dehors de tout ce qui avait trait au plaisir. Et c'était assez horrible, de piaffer sans être capable de démarrer. Aucune volonté.

Alors je comprenais beaucoup de choses de la vie grâce à Godard et je ne risque pas de le trahir (non, le mot est trop fort), de le renier aujourd'hui, malgré tout. Pas pour lui (il s'en contrefiche heureusement), bêtement pour moi.

J'y reviendrai (air connu).