dimanche 16 juin 2013

Le photo-cinéma d'Eva

Exposition des photographies d’Eva Truffaut, jusqu’au 29 juin 2013 à la galerie Chappe (4, rue André Barsacq, 75018 Paris, téléphone : 01 42 62 42 12).



©nelson b. carter


mercredi 6 mars 2013

Sauvons Les Parapluies de Cherbourg !

Un message de Rosalie Varda Demy :















"Bonjour,

Les Parapluies de Cherbourg, le film de Jacques Demy, Palme d'or 1964, doit être restauré .

Nous avons besoin de réunir 25.000 € en 45 jours pour terminer les travaux techniques.
De nombreuses surprises à partager en échange des contributions !

☂ pellicule originale
☂ catalogue de l'Exposition "Le monde enchanté de Jacques Demy"
à la Cinémathèque française
☂ photos d'exploitation vintage
☂ projection privée
☂ copie 35 mm du film
☂ dîner avec les Varda-Demy...


http://www.kisskissbankbank.com/il-faut-sauver-les-parapluies-de-cherbourg


Rosalie Varda Demy"




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mardi 29 janvier 2013

Les Inrocks - Contre "Zero Dark Thirty" : film sans conscience n’est que ruine de l’âme

Les Inrocks - Contre "Zero Dark Thirty" : film sans conscience n’est que ruine de l’âme




Près de 120 ans après son invention, peut-on encore considérer le cinéma 
comme un simple divertissement ? N’a-t-il jamais été que ça, d’ailleurs ? Le nouveau film de Kathryn Bigelow pose des problèmes moraux (et oui). On ne peut pas faire un film sur Ben Laden en faisant abstraction de tout discours politique.

On nous présente ici ou là dans la presse française le nouveau film de Kathryn Bigelow comme un chef d’œuvre, en utilisant la plupart du temps des arguments aisément retournables, ou plus précisément les mêmes arguments qui, il y a dix ou quinze ans, auraient suffi pour qu’on le vouât aux gémonies de la critique. Lesquels ?
L’inhumanité et l’absence totale de conscience politique des personnages : obsédés par une seule idée, tuer Ben Laden, ils ne seraient même pas antipathiques. Ce qui rendrait les scènes de tortures encore plus insupportables (comme si un bourreau pouvait être sympathique… Quelle drôle d’idée). Leur indifférence à la souffrance d’autrui (celle de l’Arabe, de cet autre qui en restera toujours un, incompréhensible, au regard de Bigelow) serait une qualité de mise en scène. L’ascétisme, on appelle ça, n’est-ce pas… Ils n’ont pas de sexualité ? Génial. Et dire qu’on reprochait à Verhoeven d’avoir réalisé avec Starship Troopers un film fasciste sous prétexte que des soldats hommes et femmes y partageaient les mêmes douches…

Un film sans conscience politique, ni morale
L’absence de parti pris de la mise en scène ? C’est justement le problème. Kathryn Bigelow tourne un film soi-disant très documenté, très bien informé, censé rendre compte au plus près de la réalité. Un peu plus, et on nous parlerait de néo-réalisme… Foutaise ! Comment montrer cette réalité avec moins d’empathie, moins de distance et de capacité d’analyse ? Jamais au grand jamais, dans le film, le moindre personnage ne se demande si le fait de tuer Ben Laden a un quelconque fondement légal ou moral… Cela va de soi. Or non, pour un artiste, rien ne devrait aller de soi. Quand les agents secrets apprennent que la torture est désormais interdite par Obama, ils s’en désespèrent. Comment faire maintenant, pour travailler ?
Je ne sais si la réalisatrice est une redoutable républicaine ou une bonne démocrate. Mais si les deux partis américains s’en sont pris à son film, c’est pour une bonne et simple raison : son discours n’est pas clair, il ouvre la porte à toutes les interprétations, y compris aux pires (l’acceptation d’une justice sans justice, de la vengeance d’Etat). En réalité, je crois que Kathryn Bigelow n’a aucune opinion politique sur rien. Son film n’a ni conscience politique, ni morale. Mais a-t-on le droit de parler de la mort d’un personnage comme Ben Laden comme s’il s’agissait de celle d’un personnage de fiction ?
On nous vante l’unidimensionnalité du personnage principal interprété par Jessica Chastain : son opiniâtreté, sa détermination. Depuis quand le monolithisme d’un personnage est-il une qualité ? Quel intérêt, sinon celui d’arranger les affaires des scénaristes ? D’autre part, rien de plus “cliché” dans le cinéma américain, que l’histoire du “petit” qui a raison contre tout le monde, de l’individu seul et pur contre la société corrompue, déjà vu 10 000 fois. C’est un fantasme typiquement américain. Une idéologie américaine.
Aucun aspect mythologique, vraiment ?
On en vient par là-même au pompon : le film, contrairement aux films de guerre américains habituels, éviterait tout aspect mythologique, tout discours métaphysique. C’est tout simplement faux. Qu’est donc ce long travelling aérien final baigné de violons larmoyants autour d’un hélicoptère en flammes, sinon une belle image allégorique, un décor qu’on croirait sorti tout droit d’un opéra de Wagner, entre sidération devant le désastre de la guerre et purification par le feu ? Qu’est-ce donc que la traque de Ben Laden, sinon la poursuite du minotaure au fin fond du labyrinthe de Dédale ? Que sont donc ces commandos américains body-buildés et musclés, sinon des héros antiques ?
A vrai dire, tous les arguments fallacieux avancés par la critique pro-Zero Dark Thirty ne seraient guère gênants, et cette fascination pour un film d’action pareil à tous les films d’action (mais vaguement intellectuel) serait juste risible, si elle n’en cachait une autre, de fascination, plus difficile à traiter, plus gênante, qui est le vrai sujet du film de Bigelow, comme il est celui de tous ses films : l’addiction à la violence qui transpire, la fascination pour le glamour viril, la testostérone luisante des guerriers et des bad-boys, l’adrénaline de la guerre, sans qui celle-ci n’existerait plus depuis longtemps. Sujet passionnant, géant, qui est vraiment au cœur du cinéma de Bigelow. Mais pourquoi nous en détourner pour essayer de nous vendre autre chose que le discours ultramarketé de la réalisatrice ?
Jean-Baptiste Morain

dimanche 20 janvier 2013

Le droit d'expression

Révélations : tout le monde n'aurait pas droit à la parole. Ici et là, on lit dans les journaux, on entend à la radio où à la télévision des hommes et des femmes de médias se plaindre de la mode des blogs, de la tendance au commentaire, de ce monde où tout le monde voudrait et peut désormais faire entendre sa voix.
Mais qui devrait décider de qui a le droit de parler et de qui doit se taire ? Ces gens de médias ? Mais d'où tirent-ils ce droit de s'exprimer, eux ? De leur contrat de travail. La belle affaire. Le beau droit. Si les artistes et les écrivains devaient se demander s'ils ont une quelconque légitimité à créer, ils ne feraient jamais rien. Rassurons ces gros jaloux, la loi du marché fait le tri. Super.

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